Omvi
Partagez cet article à un ami qui en aurait bien besoin !

Pressé de réussir, j’ai échoué lentement

  • 21 septembre 2019

Avez-vous déjà remarqué en votre for intérieur cette petite voix qui vous dit : 

"J'en ai marre de galérer et je veux réussir vite, plus vite, je n'en peux plus de 
cette vie de m... !" 

More...

En tant qu'êtres humains, nous avons tous plus ou moins cette envie pressante et, comme vous allez le voir, c'est un fléau particulièrement dévastateur chez les entrepreneurs débutants comme confirmés.

Vous en débarrasser vous fera beaucoup de bien, à vous, et à votre entreprise... Cet article va vous emmener à la croisée des chemins entre bonheur, succès et sens de la vie.

Ouais vieux, rien que ça !

Calm down buddy


De cette envie particulière naît une pression constante, que nous nous imposons à peine consciemment.
La plupart d'entre nous, en tant que jeunes entrepreneurs, la vivent assez mal, sans vraiment parvenir à mettre le doigt sur l'origine de leur malaise.

Elle a vécu longtemps à mes côtés et Dieu n'est pas le seul à savoir qu'elle m'a causé bien des ennuis...

Le pire ami de l'Homme


Cette pression qui nous suit comme notre ombre amplifie toutes nos déconvenues. À chaque événement négatif, la douleur n'en est que plus intense. Le moindre problème, la moindre erreur est plus amère et difficile à vivre.

Lorsque j'ai lancé mon premier business, je m'attendais à générer mes premiers revenus en 3 mois. Je perdais donc du temps à m'agacer après chaque imprévu, ce qui en plus m'empêchait de profiter de mes journées...

Putain d'enc... tu vas marcher oui ou merde ?!!

Je ressortais de chacune d'entre elles de plus en plus fatigué et de moins en moins efficace.

C'est ici que commence ce cercle vicieux intenable sur le long terme, qui conduit la plupart des entrepreneurs débutants à la déprime, puis l'abandon :

À cause de cette frustration décuplée et accumulée, les tensions, la fatigue, puis les doutes s'installent confortablement. Le sentiment de découragement que vous connaissez bien apparaît plus tôt, plus souvent, plus fort.

Se débarrasser de cette pression temporelle nous permet donc d'être plus résilients, de garder le moral dans la plupart des circonstances et nous évite bien des crises de nerfs, dont celles qui nous empêchent de garder le cap et d'avancer sur nos projets.

Mais ce n'est pas tout...


Quel inconscient !


Vous savez très bien que le succès n'arrive qu'à ceux qui voient et construisent à long terme. Malheureusement, il ne suffit pas de le savoir pour faire ainsi.
Quelqu'un qui est pressé de réussir ne va privilégier que les actions et résultats à court terme, consciemment et inconsciemment. Logique non ?

Je vous expliquais dans cet article que notre cerveau réfléchit aux problèmes qui nous préoccupent sans que nous n'en soyons conscients.

Eh bien, si vous êtes envieux de réussir rapidement, il ne cherchera et ne trouvera que des idées et solutions court terme ! Si ce n'est pas une mauvaise utilisation de votre génie, je ne sais pas ce que c'est...

Bah alors Benji' ? Ouais j'sais, t'aurais dû m'écouter !

Tout ce que vous voulez en tant qu'entrepreneur est un business solide qui tient la route pendant des années et des années mais tout ceci vous pousse en fait, au mieux, vers un succès court terme.

Alors leurs "méthodes inédites pour gagner 1000€ par semaine en 1 mois seulement"vous savez où ils peuvent se les mettre ?

Ils vous ont mis dans cet état pour vous prendre votre argent


En promettant monts et merveilles en peu de temps et comme seul investissement le prix de leur formation, les si bien nommés vendeurs de rêves cherchent à toucher une vieille corde sensible tout à fait naturelle chez l'humain : l'appât du gain facile, et rapide.

Ils font également croire à leurs potentiels clients que leurs problèmes et malheurs sont liés à leur vie de salarié, et qu'atteindre l'indépendance financière leur permettra d'en être enfin soulagé.

  Putain les cons, s'ils savaient à quel point je me fais chier !

J'ai fait partie de ces derniers et, certainement comme beaucoup d'entre vous, j'ai associé "indépendance financière" à "liberté, bonheur et réussite", en plus de croire qu'il n'y avait pas trop à se fouler pour y arriver.

Le résultat est celui que vous connaissez : las de notre situation actuelle et portés par ces belles promesses, nous sommes pressés de réussir mais nous pataugeons plus qu'autre chose car c'est très loin d'être facile.

Frustrés et écœurés de voir certains réussir si facilement, nous vivons à moitié, sous le joug des sentiments négatifs qui nous tiraillent du lever au coucher, s'aggravants jour après jour...

Tout va bien


Je tiens à vous rassurer, tous ces états d'âme sont parfaitement normaux. Enfin, je veux dire par là qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que vous y soyez sujet :

D'une part, l'Homme a toujours naturellement cherché à améliorer sa condition. Sans ce trait, jamais notre espèce n'aurait autant évolué et nous serions encore en train de frotter des cailloux.

C'est l'une des origines de cette envie de toujours plus, toujours plus vite, cette insatisfaction éternelle que certains philosophes de l'Antiquité pointaient déjà du doigt.

D'autre part, l'être humain a tendance à amplifier les conséquences sentimentales de tels ou tels événements, négatifs comme positifs. C'est ce que l'on appelle le biais d'impact.
C'est pour cela que l'on idéalise notre bien-être post-indépendance financière, entre autres.

Comparez le bonheur que vous pensiez vivre lors d'un événement important comme l'obtention d'un diplôme, votre permis, ou votre premier boulot et appartement, et celui que vous avez vraiment ressenti. Notez qu'avec le temps, ce soupçon de bonheur et de satisfaction a très rapidement mis les voiles.

Un être qui s'habitue à tout, voilà, je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme.

Fiodor Dostoïevski (1821-1881)
Romancier russe du XIXe siècle

Eh bien ce sera pareil quand vous aurez réussi ! Cela ne résoudra rien. Après les premières semaines, vous ne serez pas plus heureux, et vous aurez toujours autant de problèmes et de malheurs, si ce n'est même plus.

Vous en doutez ?

Ils ne font que commencer


Non, je ne parle pas de bloquer sa Lambo' sur un dos d'âne, mais de vrais problèmes et conséquences d'être un entrepreneur rentable.
Vous les rencontrerez à coup sûr, les accumulant à ceux qui sont déjà peut-être vôtres : grosses disputes conjugales, soucis de santé...

Vous n'avez plus de patron, vous avez des clients

Plus personne ne vous tirera du lit contre votre gré un samedi matin, à part vous-même. Il y a du pain sur la planche : vos clients sont DES patrons, en pire.

Même en cherchant à les comprendre, en trouvant des solutions à leurs problèmes et en vous soumettant à leurs exigences, il y en a des tonnes qui ne seront pas contents.
Ils vous feront perdre du temps, de l'argent, et quelques cheveux, quoi que vous fassiez.

Alors franchement, je rigole bien quand j'entends des "Être son propre patron, c'est la liberté". On ne gagne rien d'autre que la fierté de travailler pour nous-même.
Tout le reste, c'est à dire l'insécurité, les responsabilités, la charge de travail, les emmerdes notamment avec la législation, c'est pour notre pomme.

Si vous êtes un créateur de contenu, vous constaterez qu'être suivi par des milliers de personnes est épuisant. Vous faites attention à ce que vous dites et écrivez. Vous vous tracassez avec ces questions :

"Était-ce un coup de chance ? Et si je n'étais plus capable de continuer à créer du bon contenu qui plaît à mon audience ? Vais-je perdre mon inspiration ?"

 

La pression de ne pas décevoir les attentes et de continuer à prendre soin de vos clients comme ils l'entendent pèsera sur vos épaules.

Eh oui...

La pression ne s'en va pas, elle change de nature

J'en parlais à la fin de cet article : si vous êtes connu, vous n'avez plus le droit à l'erreur, et ça, c'est pire que la pression de réussir :

Vous avez désormais celle de ne pas tout foutre en l'air comme tant d'autres. Tous ceux qui connaissent le succès vous le diront : le plus dur est de le vivre bien et de le garder sur le long terme.

C'est pareil pour l'argent. Quand on en a beaucoup, on a la responsabilité de l'utiliser à bon escient. Le dépenser judicieusement et l'investir correctement est complexe, et vous n'êtes pas à l'abri d'un retournement financier ou de la faillite de votre entreprise. Vous n'avez plus le souci d'être pauvre, mais de le redevenir :

La peur de gâcher tant d'efforts peut vous rendre dingue ! Certains en sont paralysés et n'osent plus rien faire, ce qui donne vie à leurs démons.

C'est un sujet trop peu évoqué : le suicide des patrons, qu'ils soient responsables d'une PME ou d'une EURL. On est bien loin du train de vie paradisiaque promu par ceux que cela arrange.
Et non, être web-entrepreneur n'y change pas grand-chose.

J'en ai entendu beaucoup dire que "Une fois rentable, je pourrais enfin me reposer et faire des choses qui comptent pour moi". Si c'est votre cas, je suis désolé de vous décevoir mais, comme je vous le démontrerai plus bas, c'est une douce et utopique illusion.

Bref, si vous pensez attendre d'être "libre" financièrement pour pouvoir profiter d'une vie sans stress, c'est loupé ! Et ce n'est pas fini...

Entreprendre, c'est faire face à une liste de problèmes sans fin

Plus vous progressez, plus les difficultés que vous rencontrerez seront nombreuses et importantes.
Vous troquerez vos petits problèmes contre des plus gros.

Le jour où vous pourrez vous payer des employés, vous n'aurez plus le problème de devoir tout faire vous-même mais celui de les gérer efficacement.
Vous devrez les former, apprendre à leur faire confiance, et, s'ils ne sont pas à la hauteur, vous ne pourrez en vouloir qu'à vous-même : c'est vous qui les avez recrutés.

 Pourquoi diantre ai-je embauché des français ? Ils coûtent un bras, n'en branlent pas une et en plus, les virer coûte une fortune...

Vous n'avez plus qu'à assumer leurs erreurs parfois lourdes de conséquences. Cela peut arriver à tout moment et vous met une pression terrible. Vous regretterez la douce tranquillité de votre vie de salarié plus d'une fois.

La délégation est un cap qui met à mal de nombreuses carrières. Nombreux sont ceux qui se cassent les dents en essayant d'automatiser leur business. C'est bien plus compliqué et hasardeux que de devenir rentable, quoi qu'en disent les types qui veulent vous vendre leur came.

Si aujourd'hui vous avez le problème de ne pas gagner d'argent, demain vous devrez trouver une bonne situation fiscale, embaucher un bon comptable et ne pas avoir peur qu'il fasse une erreur qui mette la boîte en faillite ou pire, qui vous crée des problèmes avec le fisc.

Quand vous serez rentable, les vrais problèmes ne feront que commencer. Et ils ne viendront pas que de votre entreprise !

Ils vous verront différemment


Depuis que vous êtes entrepreneur, vous avez déjà peut-être cédé à l'envie d'en parler à vos proches. Dans la plupart des cas, vous n'avez, au mieux, qu'installé un léger malaise peu encourageant, au pire, récolté des brimades, ou même carrément des :

"Mais keski t'prend ?! Hé René ?! Reené ?! RENÉÉÉÉ !!! Réponds quand je t'appelle, quoi ! L'gamin i' veut lancer une entreprise sur l'internet ! Dis-lui toi k'yé d'venu taré !"

Eh bien ceci n'est rien à côté de la situation dans laquelle vous serez le jour où votre entreprise fonctionnera bien, vous octroyant de jolis revenus.

Batârd de riche !

En France, le patron, c'est l'exploitant du peuple, le riche qui ne paie que très peu d'impôts (haha) et ne partage pas.
Vous avez forcément arnaqué des gens ou profité des autres pour en arriver là, et tout ça égoïstement, pour votre petit bonheur et voir votre argent s'accumuler, encore et encore, sans rien faire d'autre que de glander dans votre manoir.

Bande de jaloux.

Ce n'est pas systématique mais il ne serait pas étonnant que cela mette une certaine distance entre vous et vos proches, généralement plus avec vos amis que votre famille.
Et si vous êtes du genre à exhiber ne serait-ce qu'un peu votre richesse, vous allez vite vous raviser si les gilets jaunes sont de sortie.

Alors...

Heureux ?

Je pourrais continuer longtemps ainsi à parler de toutes ces galères engendrées par l'entrepreneuriat et l'indépendance financière mais je pense que ceux qui voudront bien le comprendre en ont suffisamment pour ce faire.

Notez d'ailleurs que ces problèmes et la plupart des autres que vous rencontrerez ne sont pas vécus et encore moins compris par la plupart des gens. Par conséquent, vous devrez généralement les garder pour vous. Vous vous sentirez encore plus seul qu'aujourd'hui.

Dur.

Quand vous êtes déprimé, il n'y a rien de plus agaçant qu'un "Pourquoi tu fais la tête vieux, t'as une vie de rêve ?!". N'essayez même pas de leur expliquer.

Bref, à partir de maintenant, si vous préférez croire et engraisser un vendeur de formation e-commerce ou blogging quand il vous dit que gérer un business, même depuis la Thaïlande, est plus facile à vivre que le métro-boulot-dodo, c'est votre problème.

Le sens de la vie


Notre vie n'est en fait qu'une suite sans fin de problèmes oppressants, parsemés d'objectifs narquois et coiffés d'un lancinant horizon d'incertitudes, que l'on soit riche ou pauvre, heureux ou déprimé, salarié, entrepreneur, mendiant ou rentier.

Voici la suite dont vous avez bien besoin pour accueillir plus chaleureusement cette dérangeante vérité inavouée de ceux qui en perdraient beaucoup d'argent, et voir votre moral remonter loin au-dessus de ces belles pâquerettes.

Pas de soucis, il y a Omvi

Le docteur en psychologie Kelly McGonigal, dans son livre The upside of stress, démontre que, tant qu'il n'est pas chronique, ou trop important, le stress n'a rien de négatif. Il apparaît en fait dans des situations qui comptent pour nous et engendre une sécrétion d'hormones qui nous poussent dans nos retranchements physiques et intellectuels.

L'adrénaline qui aiguise nos sens et décuple nos capacités motrices est déclenchée par un pic de stress. Sans ce dernier, notre espèce se serait éteinte depuis longtemps, bouffée par des tigres à dents de sabre et écrasée par des mammouths colériques.

C'est ce même bon stress qui vous fait vous surpasser lorsque vous cuisinez pour des amis ; vous voulez leur faire goûter la cuisine que vous leur avez tant vantée et leur faire passer un bon moment. Si vous n'aviez cuisiné que pour vous, vous n'auriez pas stressé et le résultat aurait été moindre.

Le stress et le sens sont inextricablement liés. Vous n'êtes pas stressé par les choses qui ne sont pas importantes pour vous, et vous ne pouvez pas créer une vie remplie de sens sans subir du stress.

Dr. Kelly McGonigal (1977)
Psychologue et écrivaine américaine

(Un grand merci à Stan pour la réf', qu'il partage dans cette excellente vidéo !)

Nous stressons donc seulement pour des choses qui ont du sens pour nous, que cela soit lié à notre survie, notre image, le bonheur de nos enfants, des projets qui nous tiennent à cœur...
Pourtant, pensant trouver le bonheur grâce au calme et à la sérénité qui en découlerait, la plupart d'entre nous essayons d'éliminer de notre vie ce stress incompris.

Certains y ont frôlé cet idéal, pour leur plus grand... Malheur.

Pas de stress ?


Peut-être avez-vous en tête, une fois rentable, d'automatiser votre business ou de le revendre, afin de vous libérer du temps.

Si c'est pour lancer d'autres projets et vous y consacrer pleinement, aucun problème. Mais si c'est en pensant pouvoir faire des choses comme lire, faire trempette et bronzer toute la journée, je me dois de vous prévenir...

 Non ta gueule, tu vas pas gâcher ma retraite !

D'abord, pensez bien qu'une fois que vous aurez goûté au succès, il vous sera difficile de vous arrêter là. Vous aurez une envie irrépressible d'atteindre de nouveaux sommets, de mettre en place de nouvelles choses, d'apporter encore plus à la communauté que vous chouchoutez déjà.

Si ce n'est pas le cas, c'est que ce que vous faites ne vous plaît pas vraiment, et que vous avec eu un bol pas croyable de vous en être sorti avant d'abandonner.

Ensuite, selon Bo Burlingham dans son livre Finish big, 50% des chefs d'entreprise qui ont revendu leur boîte le regrettent, et finissent par déprimer : en cherchant à se soustraire au stress et aux problèmes, ils se sont retrouvés sans autre grain à moudre que le sens de leur vie.

C'est quelque chose d'assez similaire au blues de la retraite !

On retrouve beaucoup de témoignages d'entrepreneurs ou artistes célèbres ayant traversé de grosses phases de déprime une fois le succès atteint, en se rendant compte que cela ne leur a pas apporté le bonheur escompté...

Ce qui donne lieu à l'une de mes citations préférées, qui provient d'ailleurs de l'un d'entre eux : 

Je pense que tout le monde devrait être riche et célèbre et faire tout ce dont ils rêvent pour pouvoir s'apercevoir que ce n'est pas la solution.

Jim Carrey (1962)
Acteur et humoriste américain

Avez-vous déjà songé au bonheur que vivent des personnes telles que lui ? Je vous le garantis, la représentation que vous vous en faites est totalement biaisée. Il est bien connu que nous avons toujours tendance à idéaliser la situation d'autrui et sous-estimer leurs problèmes.

Ils ne sont en fait pas plus heureux, tout comme votre entourage qui, comme vous, ne se montre que sous son plus beau jour.

Pour votre plus grand bonheur


Admettons qu'il soit possible de vivre un bonheur constant, et que vous le viviez. Imaginons que vous ne vous y accoutumiez pas (ce qui ne serait normalement pas le cas) et que vous pouviez faire absolument tout ce qu'il est possible de faire dans cet univers.

Que feriez-vous une fois cet état atteint une bonne fois pour toute ? Quoi que vous fassiez, vous seriez dans tous les cas heureux. Vous pourriez rester dans votre lit toute la journée : pourquoi aller découvrir le monde ? Cela ne satisferait rien en vous et ne vous rendrait pas plus heureux, tout comme évoluer personnellement, ni rien d'autre.

...

Imaginons maintenant que tout le monde soit dans ce cas. Où irait l'humanité ? Nous arrêterions d'évoluer et serions tous morts en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

La distorsion cognitive, le biais d'impact, le fait que nous nous habituons à nos situations, le bonheur, le stress et bien d'autres choses inhérentes à l'Homme dont je n'ai pas parlé, tout ceci fait de nous des êtres étant câblés pour résoudre des problèmes et progresser.

Toute votre vie, nous ne rencontrerons donc qu'objectifs, stress, doutes, malheurs, bonheurs, tristesses, plaisirs, envies, déprimes... Car sans tout ceci, nous n'aurions pas évolué. Personne ne s'est, ne peut, et ne pourra jamais s'y soustraire, ou en tout cas pas avant des milliers de générations.

Atteindre votre prochain objectif et tous les autres, que ce soit quitter votre patron, vivre à l'autre bout du monde, être le leader le plus influent de la planète ou guérir la maladie dans le monde n'y changera strictement rien.

T'es sûr ? J'irais bien grimper la montagne là-bas, elle me rendra sûrement plus heureux que celle-ci !

Selon les chercheurs à l'origine de cette étude, notre "niveau de bonheur chronique" serait déterminé par ces 3 facteurs :

  • À hauteur de 10%, notre situation financière. Elle ne serait donc, même si catastrophique, qu'à peine la cause de notre malheur.
  • Les activités intentionnelles, les choses que nous choisissons de faire (40%).
  • Et, pour la moitié de ce niveau de bonheur, notre capacité à apprécier ce qu'il nous arrive, quoi qu'il nous arrive : notre attitude envers la vie.


Le bouquet final


L'Homme essayant depuis des millénaires de remédier à ce problème et d'en partager les solutions dans de multiples ouvrages, je ne pourrais prétendre vous les apporter dans la dernière partie d'un simple article.

Néanmoins, je vais vous détailler quelques principes à respecter pour vous aider à mieux apprécier le cours de votre vie actuelle.
Notez que rejoindre notre communauté vous permettra de vous imprégner régulièrement de cette philosophie (qui n'a rien à voir avec du développement personnel) et vivre plus sereinement votre route vers l'indépendance financière.


Avance bourricot !

Le bonheur et le plaisir sont tous deux une illusion dont la meilleure analogie serait la carotte que l'on met devant un âne pour qu'il avance. Vivre avec cela à l'esprit vous permettra de vivre bien mieux.

Arrêtez de courir après le bonheur et le plaisir. Ils ne seront jamais plus qu'éphémères. Vos objectifs d'indépendance financière et de business rentable ne sont rien d'autre qu'une simple quête du bonheur.

À eux se succèderont des buts plus gros, plus complexes, et si vous attendez à chaque fois de les atteindre pour vous sentir bien, vous serez quasiment tout le temps déprimé.

"Celui qui profite du chemin ne ressent pas le besoin d'arriver"

Rappelez-vous de ceci lorsque vous serez pressé d'atteindre vos objectifs, tout comme ce qui suit...

Plus vite !


Je vous parlais en début d'article de notre empressement à réussir et, même s'il vous semble que je m'en suis bien éloigné, c'est loin d'être le cas.
Si j'ai bien fait mon boulot, vous avez compris qu'il n'était pas vraiment constructif de se mettre dans tous ses états parce que l'on n'a pas atteint cet objectif d'indépendance financière.

Cool Raoul !

Cela prendra le temps que cela devra prendre, et votre mission n'est pas de l'atteindre le plus vite possible pour vous sentir enfin mieux après, mais de vous sentir enfin mieux dès aujourd'hui pour pouvoir l'atteindre..

Cela ne vous empêche pas de chercher à faire au plus rapide pour votre business, mais n'en faites pas une obsession :

Chaque imprévu devrait vous faire gagner du temps, chaque problème devrait vous rendre meilleur, chaque échec devrait vous rapprocher un peu plus de vos objectifs.

Je sais que vous le savez, mais cela ne vous empêche pas de vous agacez à chaque galère, pensant qu'elles vous éloignent toujours plus de votre bonheur-carotte.
Ce n'est qu'à ces conditions que vous perdrez effectivement beaucoup de temps.

En parlant de lui...

Mon précieux

La convention comme quoi le temps serait notre bien le plus précieux n'est pas vraiment étrangère à cet empressement et insatisfaction chronique. Oui, il l'est, mais non, ce n'est pas une raison pour s'en vouloir de ne pas l'avoir utilisé à bon escient.

Ce qui est fait est fait, et vous pourrez toujours faire plus vite. L'important est de comprendre comment pour faire mieux la prochaine fois. Si votre temps est si précieux que cela, ne le gâchez pas en vous morfondant à propos de la manière dont vous le dépensez.

Ha.

Observez le passé uniquement pour faire mieux dans le futur.

Demandez-vous comment vous auriez pu faire mieux plutôt que de vous dire que vous n'avancez pas. Ce temps que vous avez prétendument gâché ne l'est que si vous n'en tirez aucune conclusion.

Le sacrifier aujourd'hui vous donne une occasion d'en sacrifier moins à l'avenir.

Cachez-moi cette Porsche que je ne saurais voir !


Vous enviez et envierez souvent la situation des autres, c'est humain :
Pas besoin de vous en vouloir pour ça ! Vous en avez parfaitement le droit, contrairement à ce que d'autres veulent vous faire penser.

Mais les prochaines fois, n'oubliez pas qu'il est insensé de comparer le chapitre 2 de votre vie au chapitre 56 de celle d'un autre.

Si vous ne réussissez pas à faire ce qu'ils accomplissent, c'est normal.
Ils ont bien plus d'expérience que vous, et c'est ainsi.
Ils l'ont mérité, et vous le mériterez également quand vous aurez traversé ce qu'ils ont traversé.

Gardez à l'esprit que vous idéalisez forcément leur situation, alors qu'ils vivent, ont vécu et vivront, tout comme vous, de nombreuses galères.
Ils ont peut-être même des problèmes bien plus importants que les vôtres, qui font de leur vie un calvaire !

Et, même si ce n'est pas le cas, n'oubliez jamais qu'ils sont habitués à leur situation. Elle ne les rend pas plus heureux que vous.

Vous avez déjà beaucoup


Quand vous enviez ce que vous n'avez pas, essayez plutôt de penser à ce que vous avez déjà. Avoir une maison, une famille, une voiture, une éducation, un travail, est déjà un immense privilège.
Même ceux qui ne vivent que du smic (ou des allocs) en France font partie des plus fortunés de ce monde et vivent dans un plus grand confort qu'un ultra-riche du Moyen-Âge !

Ha merde, bon bah on rentre alors ?

Plutôt que de vous dire que vous n'avez pas encore atteint ceci ou cela, demandez-vous où vous en étiez il y a quelques temps :
Quels étaient vos objectifs, vos problèmes, votre état d'esprit, vos connaissances... ?

Vous vous apercevrez que vous avez parcouru un long chemin. Vos doutes de l'époque se sont sûrement révélés peu justifiés et vous avez progressé avec bien plus de facilité que vous ne l'auriez crû.

La tête à l'envers


À chaque fois que vous enviez une situation ou un objet, essayez de lui trouver des problèmes. Visualisez votre vie comme si vous y étiez :

  • Heureusement que je ne peux pas me payer cette Porsche, je devrais soit résister à l'envie de la conduire comme un dingue, soit finir à l'hôpital.
  • Si j'avais autant d'énergie et de matière grise qu'Elon Musk, je ne pourrais plus me permettre de consacrer autant de temps à mes proches sans me sentir coupable de ne pas faire encore plus avancer l'humanité.
  • Dieu merci je ne suis pas riche comme crésus, je ne pourrais plus voir la misère en face et/ou décider de favoriser telle ou telle population pauvre.

Bon, c'est parfois un peu tiré par les cheveux, mais vous voyez l'esprit : soyez inventifs ! Une fois que vous en avez trouvé un, vous pouvez vous le garder pour les prochaines fois.

On passe au p'tit dernier.

Votre planning n'est pas votre ennemi


Vous ne pouvez pas espérer tel ou tel résultat en tel temps donné.
Enfin si, mais c'est handicapant pour votre moral. Les seules choses que vous pouvez contrôler sont les actions que vous mettez en place pour atteindre vos buts.

Gardez à l'esprit que vos objectifs ne sont pas là pour vous mettre une pression temporelle, mais pour vous guider. Certaines personnes feront en deux mois ce que vous mettrez un an à accomplir. Et c'est normal.

La vie peut se révéler dure, ce n'est pas nouveau, et ce n'est pas près de changer. Vous allez galérer encore beaucoup, comme tout le monde. S'il n'y avait pas de problèmes, on ne pourrait vivre la satisfaction de les avoir surmontés.

Et puis, on se ferait chier non ?

Grave !

Le mot de la fin

Voilà pour cet article, j'espère que vous vous sentez un peu mieux, et que ce sentiment perdurera.
Si c'est le cas, j'aurais accompli ma mission.

Grâce à ces principes, je suis devenu petit à petit moins envieux, plus concerné par aujourd'hui.
Cela ne m'empêche pas de chercher à faire au plus rapide mais sans pour autant tomber dans cet empressement qui a pour conséquence ces journées pleines d'émotions négatives.

Sachez que, même si je vous raconte tout ceci, je suis très loin d'être un exemple. C'est normal d'avoir des envies, de ressentir de la jalousie, d'idéaliser nos sentiments post-réussite, de se plaindre de sa situation...

Ce qui devrait l'être moins, c'est d'y rester piégé à en gâcher son humeur et ses journées. Si vous avez du mal, c'est peut-être le moment de rejoindre Omvi !

Je ne pouvais définitivement pas clore cet article sans y insérer une petite citation stoïque, comme un hommage à cette philosophie plurimillénaire qui a fortement influencée ma vision du sujet :

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont.

Épictète (50-125)
Philosophe Antique

Ne vous en faites pas si vous ne parvenez pas tout de suite à vous imprégner parfaitement de tous ces concepts, cela va venir avec le temps et l'expérience, comme pour tout.
Je vous invite à garder cet article au chaud dans un coin de votre gestionnaire de notes et à le relire dès que le besoin s'en fera ressentir.

Si vous avez fini cette lecture et que vous l'avez appréciée, c'est que vous avez probablement une certaine tendance à réfléchir beaucoup. Cela peut se révéler être un gros handicap comme un énorme avantage pour un webentrepreneur.

Si vous aimeriez que vos pensées fassent autre chose qu'harceler la tranquillité (bien cachée) de vos journées ?
Vous êtes bien tombés :

Ma spécialité, c'est d'accompagner les entrepreneurs agités du bulbe et de les rendre plus calmes, moins stressés et sujets aux ruminations, doutes, questionnements à l'utilité douteuse... Afin de les libérer, eux et leurs projets, du joug de leurs humeurs et pensées.

Si nous rejoindre vous intéresse, vous pouvez le faire en remplissant les champs à droite (seulement sur ordinateur - cliquez sur le bouton ci-dessous si vous êtes sur smartphone). Si vous voulez satisfaire votre curiosité avant tout, vous trouverez plus d'informations en cliquant sur le bouton ci-dessous.

J'ai toujours eu un gros brouhaha dans la tête.


Ce n'est que lorsque je me suis lancé dans l'entrepreneuriat que j'ai décidé de résoudre ce problème qui s'en était aggravé. Une fois derrière moi, j'ai découvert que non seulement c'était ce qui m'empêchait d'avancer efficacement mais aussi et surtout que j'en ressortais avec des capacités hors-normes.
C'est alors que j'ai décidé d'aider les autres web-entrepreneurs au cerveau hyperactif à faire de leur handicap une force pour leur business.


Vivien Willard

Fondateur de Omvi